Le prix the ligne project est souvent présenté autour de 500 milliards de dollars pour Neom, mais ce chiffre ne décrit plus l’ampleur réelle des dépenses envisagées. Des estimations de presse ont évoqué environ 1 500 milliards de dollars pour le développement de Neom, tandis que des projections de très long terme ont atteint 8 800 milliards de dollars pour l’ensemble du programme. The Line, la ville linéaire emblématique, concentre une grande partie des interrogations : son tracé initial de 170 kilomètres, ses façades miroir et ses infrastructures souterraines demandent des investissements hors normes.
Réponse rapide : il n’existe pas un prix unique et définitivement validé pour The Line. Le budget initial de Neom était de 500 milliards de dollars, mais les évaluations révisées placent le coût potentiel bien au-delà de 1 000 milliards. La réduction du périmètre, les retards et la pression sur les finances publiques saoudiennes rendent la version complète de 170 kilomètres très incertaine à court terme.
Prix The Line Project : distinguer budget annoncé et coût probable
Pour comprendre les montants cités, il faut séparer trois niveaux. Le premier est le budget de lancement de Neom, annoncé à 500 milliards de dollars. Neom est un territoire de développement beaucoup plus vaste que The Line : il comprend aussi des projets touristiques, industriels, logistiques et énergétiques comme Oxagon, Trojena ou Sindalah. Présenter ce montant comme le prix exact de la ville linéaire serait donc réducteur.
Le deuxième niveau correspond aux évaluations de phases précises. En 2022, les autorités avaient évoqué environ 319 milliards de dollars pour une première étape de Neom jusqu’en 2030. Ce type de chiffrage dépend du calendrier retenu, des infrastructures incluses et des objectifs de population. Il ne signifie pas que le projet entier serait livré pour cette somme.
Le troisième niveau regroupe les estimations publiées par la presse économique et les analyses indépendantes. Certaines ont porté le coût de Neom autour de 1 000 à 1 500 milliards de dollars. D’autres projections, établies sur plusieurs décennies et incluant des ambitions très larges, ont avancé le chiffre spectaculaire de 8 800 milliards. Ces montants ne sont pas interchangeables : ils reposent sur des périmètres, des hypothèses et des horizons différents.
| Repère | Montant souvent cité | Ce qu’il recouvre |
|---|---|---|
| Annonce de départ pour Neom | 500 milliards de dollars | Enveloppe de référence pour le mégaprojet, pas seulement The Line |
| Première phase annoncée | Environ 319 milliards de dollars | Dépenses prévues jusqu’à 2030 selon un calendrier antérieur |
| Évaluations révisées | 1 000 à 1 500 milliards de dollars | Ordre de grandeur évoqué pour un programme Neom beaucoup plus ambitieux |
| Projection de très long terme | Jusqu’à 8 800 milliards de dollars | Scénario très large, étalé sur plusieurs décennies |
La bonne lecture consiste donc à parler d’ordres de grandeur, et non d’un devis définitif. Pour un responsable associatif ou un bénévole qui suit un grand investissement, la leçon est assez familière : un budget de lancement permet de donner une direction, mais l’analyse doit aussi intégrer les coûts de réalisation, le phasage, les aléas et les sources de financement. Le Livre Blanc reste d’ailleurs un support utile pour examiner les hypothèses qui soutiennent un projet avant de retenir une promesse chiffrée.
Pourquoi le coût de The Line augmente autant
The Line devait former une mégapole miroir longue de 170 kilomètres, haute de 500 mètres et large de 200 mètres. Le concept prévoit une ville linéaire très dense, sans voitures ni rues conventionnelles, organisée autour de modules interconnectés. Une telle architecture impose de financer simultanément les fondations, les réseaux d’eau, l’alimentation électrique, les transports, les données, la logistique et la protection du chantier dans un environnement désertique.
Les pieux forés constituent à eux seuls un bon exemple de la difficulté. Les fondations doivent supporter des structures de très grande hauteur sur une longueur exceptionnelle, tout en tenant compte des contraintes géologiques, de la chaleur, du vent et de la proximité de la mer Rouge. Le projet a également été associé à un corridor d’infrastructure souterrain, à un transport ultra-rapide et à des systèmes reposant sur les énergies renouvelables. Chaque élément est coûteux, mais leur coordination à cette échelle l’est davantage encore.
Le calendrier accentue la dérive budgétaire. Un retard de conception ou de chantier ne reporte pas simplement une facture : il peut prolonger les contrats, renchérir les matériaux, mobiliser plus longtemps les équipes et repousser les recettes attendues. Dans les mégaprojets, l’écart entre le coût initial et le coût final vient souvent de ces dépendances cumulées.
La notion de coût total mérite aussi d’être élargie. Une ville ne fonctionne pas seulement grâce à ses bâtiments. Elle suppose des équipements publics, une alimentation en eau, des réseaux numériques, une maintenance, des emplois et des activités capables d’attirer durablement des habitants. Prix et paiements sur les plateformes de divertissement en ligne illustrent, dans un autre secteur, l’intérêt de distinguer le prix affiché du modèle économique qui finance réellement le service.
Financement de Neom : le pétrole reste un facteur décisif
Neom s’inscrit dans Vision 2030, la stratégie saoudienne de diversification économique. L’objectif est de développer le tourisme, l’industrie, la logistique, les technologies et les services afin de réduire la dépendance du pays aux revenus pétroliers. Pourtant, la capacité à financer rapidement ces ambitions dépend encore largement de la situation budgétaire du royaume et de ses recettes énergétiques.
Lorsque le Brent évolue à un niveau inférieur aux besoins budgétaires de l’État, les arbitrages deviennent plus difficiles. La concurrence est forte entre les infrastructures, les projets urbains, les événements internationaux, les investissements industriels et les dépenses publiques. Les calendriers de l’Expo 2030 et de la Coupe du monde 2034 ajoutent aussi une contrainte de priorité sur certains équipements.
Cette dépendance explique les annonces de réduction d’ambition et les recherches d’investisseurs privés. Elle ne signifie pas que Neom disparaît, mais elle transforme la manière de le construire. Les phases susceptibles de créer une activité économique plus rapide, comme le port d’Oxagon, les activités industrielles ou les centres de données, peuvent sembler plus faciles à défendre qu’une ville résidentielle complète de 170 kilomètres.
Le financement par étapes est plus crédible lorsqu’il associe une dépense à une recette, un usage et un indicateur de résultat. Cette méthode est également précieuse à petite échelle : Le paiement en plusieurs fois peut aider à lisser une dépense, mais il ne remplace pas la vérification de la capacité réelle à rembourser ou à générer des ressources.
De 170 kilomètres à une ambition revue pour 2030
Le projet a été lancé dans le cadre de Neom en 2017, puis The Line a été présenté en 2021 comme une ville capable d’accueillir jusqu’à 9 millions de personnes. La promesse reposait sur une empreinte annoncée de 34 kilomètres carrés, une forte densité urbaine et un accès rapide aux services. Les concepteurs envisageaient un déplacement interne en 20 minutes grâce à un système de transport très rapide.
Depuis, les objectifs intermédiaires ont été revus. Des informations publiées en 2024 évoquaient moins de 300 000 habitants et environ 2,4 kilomètres livrés à l’horizon 2030, contre une attente antérieure de 1,5 million d’habitants. En 2026, des informations de presse ont fait état d’un report de nouvelles avancées majeures de The Line au-delà de 2030, dans le cadre d’une révision stratégique. Les autorités saoudiennes ont néanmoins maintenu que les projets de Neom restaient soumis à une logique de phases et de priorités.
Le mot important est donc « révision », non « abandon » lorsqu’aucune décision officielle et définitive ne l’établit. Un chantier peut avoir des fondations engagées, des contrats actifs et une visibilité internationale, tout en voyant sa cadence ou son périmètre profondément modifiés. Comment payer moins cher son électricité quand on est étudiant rappelle à juste titre qu’une dépense durable se pilote aussi par l’adaptation des besoins, pas uniquement par la recherche de fonds supplémentaires.
Ce qui a déjà démarré dans l’écosystème Neom
Neom ne se limite pas à The Line. Des travaux d’infrastructure, des terrassements et des opérations dans plusieurs zones ont été engagés. Sindalah a été présenté comme une destination insulaire, Oxagon comme un pôle industriel et portuaire, et Trojena comme une destination de montagne. Ces composantes n’avancent pas toutes au même rythme, ni avec les mêmes priorités de financement.
Le site conserve aussi un intérêt stratégique pour les technologies. Les centres de données et l’intelligence artificielle sont devenus un axe de repositionnement évoqué pour certaines parties de Neom. Le refroidissement par eau de mer, l’accès à des capacités énergétiques et la proximité d’infrastructures industrielles peuvent soutenir ce choix, sous réserve de traiter sérieusement les besoins en eau, en énergie et les conséquences environnementales.
Cette évolution montre qu’un grand projet peut chercher une utilité économique différente de celle annoncée au départ. Elle pose également une question de lisibilité : les investisseurs, les partenaires et le public doivent pouvoir comparer la promesse initiale, les dépenses engagées et les livrables effectivement visés. Comparaison des prix de la bouteille de gaz Leclerc 13 kg illustre cette logique de comparaison concrète : un chiffre isolé informe peu sans unité, sans période et sans périmètre.
Faisabilité de The Line : architecture, environnement et viabilité
La faisabilité de The Line ne relève pas d’une seule objection. Sur le plan technique, il faut rendre compatibles la construction modulaire, les fondations, les réseaux, les façades et les déplacements d’une population dense. Sur le plan financier, il faut équilibrer le coût de construction, la capacité à attirer habitants et entreprises, et les recettes générées sur la durée.
Le volet environnemental est lui aussi central. Une ville linéaire présentée comme sobre en carbone peut réduire certains déplacements automobiles, mais ses matériaux, son chantier, ses besoins en eau et son impact sur les milieux naturels doivent être évalués de manière complète. Les débats portent notamment sur les habitats, les routes migratoires d’espèces et l’empreinte d’une infrastructure géante dans une zone désertique et littorale.
Enfin, The Line représente une politique de prestige autant qu’un programme immobilier. Cette dimension peut attirer des compétences, des capitaux et une attention mondiale. Elle peut aussi accroître le risque d’un décalage entre l’image d’urbanisme futuriste et la soutenabilité financière. Le projet reste donc réalisable par morceaux ou sur un temps long, mais une livraison intégrale conforme aux annonces de départ avant 2030 apparaît très peu probable au regard des réductions d’objectifs rapportées.
Quel montant retenir pour le prix de The Line ?
Le montant de 500 milliards de dollars correspond au budget de référence de Neom, pas au coût définitif de The Line seule. Pour mesurer l’enjeu, il faut retenir que les estimations révisées de Neom dépassent largement ce niveau et peuvent atteindre environ 1 500 milliards de dollars selon le périmètre considéré.
Pourquoi les chiffres sur The Line sont-ils aussi différents ?
Les chiffres portent parfois sur The Line, parfois sur l’ensemble de Neom, parfois sur une première phase et parfois sur un horizon de plusieurs décennies. Les comparaisons ne sont pertinentes que si la période, les infrastructures incluses et le niveau d’avancement sont précisés.
The Line sera-t-il achevé pour 2030 ?
Les informations disponibles indiquent que l’objectif initial a été fortement réduit. Des scénarios évoquaient une portion d’environ 2,4 kilomètres et moins de 300 000 habitants à l’horizon 2030, tandis que des reports au-delà de cette date ont également été rapportés.
Quels projets de Neom restent prioritaires ?
Les priorités peuvent évoluer selon les arbitrages de financement. Oxagon, les infrastructures logistiques, les usages industriels et les centres de données sont souvent cités comme des axes plus directement liés à l’activité économique, tandis que The Line fait l’objet d’une réévaluation de son rythme et de son périmètre.
